J'ai rêvé que tu avais oublié tes chaussures derrière un arbre et ton CD dans le lecteur CD de ma petite soeur. Que tu avais donc oublié des affaires à toi, chez moi et que tu m'avais laissé consciemment une paire de chaussettes que je t'avais si gentillement demandées. Et puis j'étais chez moi, je tournais en rond, écoutant ton CD, Les chansons d'amour et celui que tu m'avais offert, Showbiz. Je portais ton collier que je mettais toute les cinq minutes à la bouche. Je prenais en photo tes chaussures et les essayais pour comparer nos tailles de pieds. Je m'allongeais sur mon lit et humais l'odeur de mon oreiller sur lequel tu avais posé ta tête. Je serrais contre moi tes chaussettes. Je regardais ton lit, fait et rangé. Et je tournais en rond, je tournais en rond dans la maison ne sachant pas quoi faire sans toi. J'étais perdue sans toi, j'avais pris l'habitude pendant quelques jours de ne pas m'ennuyer, d'être auprès de celui que j'aime et de pouvoir l'embrasser quand je le souhaitais. Une fois que tu étais monté dans cette voiture tout était terminé. J'aurais voulu courir vers la voiture pour te dire un dernier aurevoir comme me l'avais proposé Manon et Salomé mais non, j'étais pieds nus j'allais avoir mal aux pieds, et puis j'avais trop peur. Tu partais et je ne faisais rien d'autre que pleurer, te regarder, et te faire des petits coucou. Heureusement que quelques heures après tu m'as appeler, pas plus de 5 minutes mais c'était déjà ça, j'ai l'impression d'avoir été dure cette fois ci au téléphone, je ne savais pas quoi dire et pourtant j'avais pleins de choses à te dire. Te dire de me rappeler sinon tu allais me manquer, te demander ton numéro de téléphone, te redire que je t'aime, que tu me manques et que ces 11 jours avec toi étaient très beaux, qu'ils étaient magiques... Je voulais que tu reviennes à Halloween, mes parents sont contre, le seul moyen serait que tu viennes à Combloux. J'ai encore pleuré lorsqu'ils m'ont annoncés ça avec pleins d'autres phrases cruelles. Mais une idée a traversé la cervelle de ma maman, celle de faire mon stage de 3ème à Brest avec un copain à mon père. Ce n'est qu'une idée, certes. Un rêve quoi... Je tourne donc en rond dans la maison, essayant de me rapeller tous les jours en ta compagnie et me jurer de ne pas les oublier. Je pleure, parfois, j'ai envie de t'appeler, souvent, et je veux que tu reviennes. J'ai rêvé que je prenais mon téléphone et que je tapais ton numéro, de portable, avec les quelques minutes qu'il te restait de conversation. Je te téléphonais pour te dire que je t'aimais, beaucoup et puis pour te dire que tu avais oublié tes chaussures derrière un arbre et ton CD dans le lecteur CD de ma soeur. Et je te proposais de venir les chercher si c'était sur ton chemin de retour ou si cela ne te dérangeais pas. Tu aurais pu récupérer tes chaussures, les seules ouvertes que tu possèdes, pour tes vacances il me semblait que ça pourrait te servir. Tu serais donc venu chez moi pour reprendre tes affaires et là je serais restée dans tes bras, deux ou trois minutes. Je t'aurais embrassé comme dans les films, ce que je n'avais pas pu faire lorsque tu es parti faute de la présence de un peu de monde autour de nous et puis je t'aurais donné une de mes paires de chaussettes. Simplement... je n'ai pas ton numéro de téléphone.
vendredi 1 août 2008
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire